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Communiqué de presse
Alors que depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du Front National, ce dernier voulait se faire passer pour un parti respectable, cette illusion vient de voler en éclat suite aux déclarations de Jean-Marie Le Pen sur la tragédie qui a touché le peuple norvégien.
En qualifiant d’ « accident » les attaques perpétrées par ce militant d’extrême droite, Le Pen cherche à en atténuer la gravité.
Plus grave, en déclarant que la Norvège « n’a pas pris la mesure du danger mondial que représentent d’abord l’immigration massive (…) mais encore le terrorisme, qui est un phénomène mondial », Le Pen cherche a faire un amalgame entre des actes motivés par la haine et l’immigration.
Or, l’immigration n’est pas responsable de cette tragédie, le véritable coupable est bien l’extrême droite européenne avec son idéologie haineuse et xénophobe à laquelle appartient le Front National.
A l’opposé, nous, jeunes socialistes du Territoire de Belfort, réaffirmons notre idéal d’égalité, de fraternité et de solidarité entre les peuples. Nous exprimons aussi notre soutien aux familles des militants travaillistes qui ont perdu la vie.
Communiqué de presse
Le 14 juin, l’Assemblée Nationale a rejeté le projet de loi socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe suite à l’opposition des députés UMP. Le MJS 90 regrette l’opposition des députés UMP et du gouvernement dont les propos dénotent d’un conservatisme dépassé.
Les jeunes socialistes 90 dénoncent le climat délétère dans lequel s’est tenu ce débat
Depuis plus d’un mois, ce débat se tient dans un climat délétère et insupportable comme en atteste les récentes déclarations de la députée UMP Brigitte Barèges s’exclamant : « Et pourquoi pas des unions avec des animaux ou la polygamie ? ».
Cette déclaration n’est malheureusement pas un cas isolé à l’image du député UMP Christian Vanneste qui estimait en 2005 que « l'homosexualité est dangereuse, et inférieure à l'hétérosexualité ».
Le mariage homosexuel : pour l’égalité des droits
En ce XXIème siècle, à l’instar de nombreux pays (Pays-Bas, Espagne, Suède, Norvège, Portugal…), le MJS 90 appelle les parlementaires à écouter les aspirations des français qui selon un récent sondage sont favorables au mariage homosexuel à 58%.
Le MJS 90 réaffirme que l’ouverture du mariage aux homosexuels est une nécessité pour assurer l’égalité des droits entre tous les citoyens.
Depuis 2007, le gouvernement de Nicolas Sarkozy ne cesse de détruire nos acquis sociaux et de brader notre avenir. Tous les secteurs de la vie publique y passent et les jeunes sont parmi les premiers touchés par ces réformes :
- destruction de l'éducation : baisse de poste dans l'éducation nationale, autonomie des universités...
- lois anti-immigration démagogiques qui opposent les citoyens entre eux et créent la peur
- politique fiscale en faveur des plus riches (bouclier fiscal, suppression de l'ISF...)
- service public de la santé malade d'un manque chronique de moyens
- politique de l'emploi inexistante...
Le MJS 90 appelle tous les jeunes qui veulent débattre, proposer et agir à nous rejoindre !
Ces dernières années, les jeunes ont montré leur volonté de participer au débat politique comme l'ont montré le mouvement contre le CPE, les manifestations lycéennes et étudiantes ou l'implication de la jeunesse dans le mouvement contre la réforme des retraites.
Les jeunes socialistes 90 lancent un appel à tous ceux qui veulent débattre, proposer et agir à nous rejoindre pour défendre notre idéal d'égalité, de fraternité et de solidarité. Cet idéal passe notamment par :
- la préservation du service public (santé, éducation...)
- la création d'une allocation d'autonomie pour tous les jeunes en formation
- une politique ambitieuse pour l'emploi et l'insertion des jeunes (emplois jeunes, aide à l'insertion...)
- un renforcement des solidarités (co-développement, égalité hommes-femmes, internationalisme...)
- une véritable politique écologique...
Communiqué
Les sénateurs viennent de mettre à mal l’une des dispositions du projet de loi Besson sur l’immigration concernant la restriction du droit au séjour pour les sans-papiers atteints de pathologies graves.
Jusqu'à maintenant, la loi prévoyait que les étrangers souffrant de maladies graves et vivant depuis plus d'un an sur le territoire pouvaient demander un titre de séjour en l'absence d' « accès effectif » aux traitements dans leur pays d'origine.
Le projet de loi Besson prévoit de reconduire les étrangers atteints de maladies graves dans leur pays d’origine si un traitement y est « disponible » quel qu’en soit la qualité, la quantité, son coût et les conditions d'accès.
L’application de cette loi condamnerait de nombreux sans papiers gravement malades à la mort ou à la clandestinité. En effet, selon les associations, 28 000 étrangers malades risqueraient d’être expulsés entraînant une interruption de soins.
Les jeunes socialistes 90 sont résolument opposés à ce projet de loi qui vise à accentuer la politique démagogique du gouvernement en matière d’expulsions des sans papiers et restreindre l’accès aux soins à des personnes gravement malades.
Augmenter les salaires de 200 €
et réduire les écarts de salaires pour qu'aucun salarié ne gagne 7 fois plus qu'un autre dans une même entreprise.
Depuis trente ans les travailleurs de France, parmi les plus productifs aux mondes, voient une part de plus en plus importante de la richesse qu'ils produisent aller aux actionnaires, et à
l'inverse la part allouée à leurs salaires diminuer. Au sein même des salariés, si une poignée de hauts dirigeants voit ses revenus s'envoler, la grande majorité des salariés connaissent le
décrochage.
Dans un pays où les salaires augmentent dix fois moins vite que le coût de la vie, et où les travailleurs sont en première ligne dans la compétition mondiale, il est temps d'augmenter les
salaires et d'organiser leur convergence. C'est pourquoi nous proposons non seulement une augmentation de 200 euros net pour les salaires inférieurs à 3000 euros net, mais également la mise en
place d'une échelle des salaires de 1 à 7 au sein d'une même entreprise. Rien, en effet, ne justifie que certains puissent gagner en un jour ce que d'autres gagnent en une semaine.
Parce que nul ne doit être laissé à l'écart, cette mesure s'étendra au secteur privé comme au secteur public. Pour les 5,2 millions de Français travaillant dans le public, l'Etat devra prendre
ses responsabilités en pratiquant l'échelonnage des salaires par administration ou par collectivité. Il devra augmenter de 8 points l'indice de calcul du traitement des fonctionnaires pour leur
assurer les 200 euros net supplémentaires. L'administration estime à environ 15 milliards le coût pour l'Etat d'une telle augmentation des salaires dans le public. Près de 5 milliards seront
immédiatement compensés par l'augmentation des recettes de l'impôt sur le revenu, de la CSG, et surtout une augmentation des recettes de la TVA grâce à la reprise de la consommation.
Dans le privé, ce sont le SMIC et la négociation syndicale qui constituent les outils pertinents. Le SMIC – qui doit être réservé aux employés non qualifiés - doit gagner 15% pour atteindre 1565
euros brut soit 1260 euros net. Un rendez-vous salarial annuel, par branche et par entreprise, permettra alors aux partenaires sociaux de négocier l'augmentation et l'encadrement des salaires.
Ces négociations s'appuieront sur la réforme du secteur public et la hausse du SMIC, les PME faisant l'objet d'une attention toute particulière. En cas d'échec des négociations, la loi
trancherait.
C'est une véritable bouffée d'oxygène dont bénéficieront les ménages modestes et les PME. Les premiers stimuleront l'économie par leur forte propension à consommer, les secondes par des créations
d'emplois et des capacités d'investissement accrues. Les inégalités réduites, la cohésion sociale en sortira grandie et un net coup d'arrêt sera donné à l'asphyxie financière de la population.
Retrouvez toutes les propositions du MJS en cliquant ici
« Un brin moqueurs, un poil énervés mais surtout en-ga-gés ! » Les Jeunes socialistes se sont mobilisés tout au long de cette campagne pour les candidats socialistes et la majorité départementale de gauche.
Merci d'abord à tous nos lecteurs de nous avoir suivi au cours de cette campagne, encouragés ou faits réagir.
Si pour la plupart d’entre nous, il ne s’agissait pas de la première campagne en tant que militants, il y en a deux, Vivien Wack et Pierre Voyé qui ont vécu leur première campagne en tant que candidat et en tant que remplaçant. Ce fut une expérience riche, intense quoiqu’éprouvante.
Cependant, nous voudrions profiter de ces dernières minutes de campagne pour passer quelques messages.
L’union de la gauche. Nous avons eu déjà l’occasion de l’écrire sur ce blog, c’est un élément essentiel, au niveau local et à l’échelle nationale pour faire avancer nos idées. Certes, il y a des dissensions, parfois même des disputes… Mais les générations changent, et doivent faire disparaître avec elles les vieilles querelles, pour ce concentrer sur l’essentiel : les autres.
Les autres, ce sont nos concitoyens. Depuis 10 ans, la société française semble plongée dans la désillusion et le renoncement. Et nombreux sont ceux qui en ont fait leur thématique de prédilection, le dernier en date étant Jean-Pierre Chevènement, avec son ouvrage « La France est-elle finie ? ». L’union de la gauche, pour nous, doit commencer par un message d’espoir, il faut donc que nous nous mettions au diapason ! Mais notre espoir de jeunes socialistes c’est que cette union est possible et inévitable. Il faudra du temps et du travail, mais nous y arriverons.
Face aux problèmes rencontrés par nos concitoyens, il faut donner des réponses crédibles, et faire un peu rêver (ce que la gauche doit ré-apprendre). C’est urgent ! Car au lieu de faire des efforts, longs, couteux, mais nécessaires, la droite a instrumentalisé les appréhensions de l’avenir qu’ont les Français, et ce depuis 2002. L’UMP a répondu à leurs attentes non pas par des projets mais par des discours peu glorieux : elle a exacerbé les haines entre nous, en déshabillant Paul pour habiller Pierre, alors que les deux avaient besoin d’un peu plus de vêtements l’un et l’autre pour passer l’hiver.
Au cours de cette campagne, la droite a brillé par l’absence de vision d’avenir, de projets pour construire cet avenir et d’idéaux pour avancer au-delà des générations. Ce sont peut-être des biens grands mots, mais ce ne sont pas des gros mots. Et nous nous sommes engagés en politique parce qu’ils signifient quelque chose pour nous.
De toute évidence, l’UMP a failli. L’UMP a failli parce qu’elle n’a jamais mis l’élection cantonale au cœur de son discours, et a privé nos concitoyens d’un débat public cohérent et porteur de choix définis sérieusement, et non sur les cafetières de Monsieur le Maire ou sur la chasse aux corneilles au square Géant. Il aurait peut-être fallu parler davantage de l’avenir de la prise en charge des personnes âgées, de la politique de gestion de l’eau, des grands travaux d’infrastructures, de la protection de l’enfance, etc. Toutes ces questions qui sont au centre des politiques départementales.
L’UMP a failli moralement. En ne donnant pas de consigne de vote contre le FN, l’UMP s’est comportée comme un commercial plutôt qu’un « clerc ». Et pour paraphraser Julien Benda (philosophe du début du XXe siècle), c’est bien d’une trahison dont il s’agit. Une trahison de la République. Parce que là où les partis de gouvernements doivent s’affronter, ce sont sur les idées et les propositions, mais jamais sur les valeurs. Et aujourd’hui la France qui était désorientée erre, hagarde, dans un paysage politique qui se noircit à l’ombre du FN.
L’homme ou la femme politique sont le capitaine du bateau. S’ils sont plus occupés par le recrutement de matelots qu’à étudier leur carte et tenir le gouvernail, s’ils passent plus de temps dans la soute que sur le pont, le bateau finira par couler. Et l’attitude de l’UMP est, de ce point de vue, terrifiante. Dans le Territoire de Belfort comme au sommet de l’Etat, toutes les compromissions sont bonnes et les lendemains, hasardeux.
C’est pourquoi il faut redonner du sens à la politique, au collectif, au vivre ensemble. Et nous ne donnerons un sens à cela qu’en nous engageant. Au cours de la campagne électorale avant de préparer le meeting départemental, plusieurs personnes nous ont dit : « Je suis désolé, je ne pourrai pas venir, mais bon, un de plus ou un de moins… ». Sauf que, si 20 personnes nous disent cela, ce sont 20 personnes qui manquent à l’appel, et dans une démocratie rien n’est plus puissant que la force du nombre, et la défaite est lourde quand il fait défaut.
C’est par le nombre que nous vaincrons. Il est temps que chacun se réinvestisse dans l’intérêt de tous. La politique, les syndicats, les associations, sont autant de lieux pour s’exprimer et faire vivre nos idées. Colonisons ces lieux, non pas pour palabrer mais pour agir, faire, créer. Ceux qui prennent des initiatives doivent être mis en valeur, accompagnés, aidés quand nous vivons dans une société où règne une chape de plomb qui condamne tout mouvement.
C’est en tout cas ce que nous essayons et essaierons de faire, nous, les Jeunes socialistes, et nous appelons ainsi tout les jeunes de gauche à venir échanger avec nous, confronter leurs idées, prendre le relais de nos actions. On ne peut pas vivre en disant « tout fout le camp » sans rien faire.
Alors, certes, nous ne nous prenons pas au sérieux (cette journée de publication en témoigne) mais nous prenons les choses au sérieux (cette journée de publication en témoigne aussi). Une différence subtile qui fait peut-être qu’aujourd’hui nous sommes le seul mouvement politique de jeunesse qui existe vraiment dans le Territoire de Belfort.
S’unir, s’engager, faire que nos valeurs l’emportent sur celles de la droite, telle est la carte, il faut poursuivre le chemin engagé.
Dès ce dimanche, 27 mars, à tous les jeunes du département, quelles que soient vos opinions, existez ! Allez voter ! Sinon vous ne serez jamais la priorité d’un gouvernement et ni même de l’élu de votre quartier ou de votre village. Il n’y a qu’en votant qu’on peut faire changer la société, la rendre plus à notre image, et nous l’espérons, nous jeunes socialistes, plus juste, plus enthousiasmante, plus sereine. Et c’est ensemble que nous revisiterons un vieux slogan socialiste pour affirmer : « nous changerons la vie ».