Etat des lieux de la jeunesse française (1) : Qu’est ce que la jeunesse ?

Publié le par Les Jeunes Socialistes du Territoire de Belfort

La « jeunesse » ou les « jeunes » sont des terminologies qui ne correspondent pas à une catégorie sociale homogène mais qui désignent une classe d’âge, situé selon les spécialistes dans une fourchette « haute » entre 15 et 34 ans (mais qui souvent se limite aux personnes âgées de 18 à 24 ans). Par exemple, la SNCF considère que les jeunes sont âgés de 12 à 26 ans, alors que certaines organisations syndicales ou politiques accueillent des membres de 16 à 29 ans (comme c’est le cas pour les Jeunes socialistes).

 

Cette difficulté à appréhender les jeunes comme une catégorie sociale homogène, à l’instar d’autres catégories sociales (ouvriers, femmes, homosexuels, immigrés, etc.), n’est pas sans limiter la portée des politiques publiques engagées en leur faveur. Néanmoins, il existe bien une problématique commune à tous les jeunes : celle de l’insertion dans la société – insertion sociale et insertion professionnelle au sens large.

 

La caractéristique de cette insertion, par rapport à des personnes plus âgées, est qu’elle procède d’un double mouvement. Le premier, le plus évident, se résume finalement à l’enjeu de trouver sa place dans la société (par un travail, par la fondation d’un foyer, par des activités extra-professionnelles, etc.). Le second est autrement plus caractéristique, c’est l’enjeu pour les jeunes de participer aussi à l’évolution de la société, par un mode de vie, une culture et des idées, qui amènent progressivement à transformer la société au fil des générations.

 

En quelque sorte, les jeunes doivent s’insérer dans une société donnée, et ont pour ambition, consciente ou non, de faire évoluer cette société donnée, en une société idéalisée. Aussi cela explique l’ensemble des mouvements sociaux, culturels et politiques propres à chaque génération, parmi les plus marquants : crise du CPE et des banlieues en 2005 ; mouvements étudiants face à la loi Devaquet en 1986 et mouvements anti-discrimination des années 1980 ; évènements de mai 1968, mouvements hippies et pacifistes en Europe et en Amérique du Nord, mouvements de libération de la femme, dans les années 1970.

 

A chaque génération, la société connaît ainsi sa crise de croissance, plus ou moins violente, plus ou moins « révolutionnaire », que les responsables politiques à chaque niveau de décision doivent appréhender, mesurer et auxquels ils doivent apporter des réponses pour le développement harmonieux de la société au fil du temps.

 

Aussi la jeunesse d’aujourd’hui dispose de caractéristiques qui lui sont propres. Pour le MJS, il s’agit à la fois d’incarner cette jeunesse, amis aussi de mettre en perspective ses mutations avec l’ensemble des valeurs et principes socialistes pour imaginer la société de demain.

 

D'après la note originale de Jérémie Cholley (secrétaire adjoint de la section PS de Belfort à la jeunesse)

Publié dans Idées

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