Etat des lieux de la jeunesse française (9) : Des jeunes qui « bougent »

Publié le par Les Jeunes Socialistes du Territoire de Belfort

Au cours de l’année 2002, les ménages de moins de 30 ans ont été presque deux fois plus mobiles que ceux de la tranche 30-39 ans (32 % contre 17 %). Cette mobilité interne au pays s’est surtout effectuée en faveur des grandes villes, pôles d’attraction universitaires, offrant des perspectives d’emploi plus intéressantes et disposant d’une offre de loisirs et culturelle supérieure. Le niveau de diplôme est cependant un facteur déterminant de la mobilité. Plus les jeunes sont formés, plus ils ont une propension à être « mobile ». La mobilité dans l’emploi est également liée à la promotion professionnelle.

 

Source de rencontres, d’épanouissement personnel et de prise de distance avec la famille, l’aspect « psychologique » de la mobilité est indéniable. Là encore, il faut être particulièrement attentif à ce phénomène qui peut paraître anodin ou marginal mais qui permet d’appréhender ce que sont les jeunes d’aujourd’hui. Il faut noter que les jeunes français, ce qui est une révolution par rapport à leurs aînés (de leurs parents à leurs arrière-arrière grands parents) s’expatrient davantage à l’étranger. La France aujourd’hui est le pays occidental qui, de loin, « perd » une proportion non négligeable de ses moins de 35 ans. Ce phénomène, tout à fait positif lorsqu’il s’agit des échanges universitaires, englobe aussi les « installations » pour des emplois pérennes. Certains pays et certaines villes sont devenus de vrais pompes aspirantes à une jeunesse très bien formée en France, au premier rang desquels les villes de Londres, Montréal et New York, qui comptent les plus grandes communautés de Français à l’étranger. 

 

Le taux net d’entrée des 25-29 ans pour 10 000 habitants du même âge entre 1990 et 1999 est de +181 pour l’Île de France (+65 pour l’Alsace, +51 pour la Corse, + 47 pour PACA), les régions du Grand Est hors Alsace ont des taux négatifs (-77 en Lorraine, -89 en Franche-Comté, -92 en Champagne-Ardenne) qui peuvent être parfois particulièrement négatif la Bourgogne connaissant un taux de -108. Elle ferme ainsi la marche des 22 régions françaises avec l’Auvergne (-108 également), le Poitou-Charentes (-109), et la Basse-Normandie (-120).

 

 

D'après la note originale de Jérémie Cholley (secrétaire adjoint de la section PS de Belfort à la jeunesse)

Publié dans Idées

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