L'effet TGV

Publié le par Les Jeunes Socialistes du Territoire de Belfort

Syndrome bien connu de qui s'intéresse de près à la vie politique de notre pays, l'effet TGV frappe principalement les parlementaires de la majorité présidentielle. Il consiste tout simplement à voter des lois à l'Assemblée nationale, qu'ils critiquent ou oublient dèscontribue à développer chez le parlementaire une schizophrénie maladive.

Ce fut le cas pour l'affaire du SAMU 90

En effet, Damien Meslot, à grand renfort de photos avec le Ministre Xavier Bertrand, c'était mis en scène en tant que défenseur du SAMU90. Deux contrevérités de Monsieur Meslot : d'abord, il n'a pas sauvé le SAMU du Territoire de Belfort, mais le CENTRE D'APPEL (c'est à dire la ligne téléphonique, pas les ambulances - qui ne sont, elles, pas encore menacées !), ensuite ce n'est pas lui qui l'a sauvé, mais tous les élus du Territoire de Belfort qui se sont mobilisés sur cette affaire.

L'effet TGV dans ce cas particulier, c'est que le centre d'appel avait été supprimé par une décision de l'Agence Régionale de Santé (l'ARS) qui est une création de la loi Hopital Patients Santé Territoire, élaborée pour rationaliser les services de santé (ce qui dans le vocabulaire gouvernemental veut dire : réduire les dépenses à tous prix). Cette loi a été votée par... Damien Meslot !

Damien Meslot est ensuite allé à Paris pour rencontrer son ami Xavier Bertrand pour qu'une décision ministérielle vienne contredire la décision de la directrice de l'ARS. Ce fut le moment de la photo de famille publiée dans les journaux locaux.

La morale de l'histoire c'est que M. Meslot vote des lois à l'Assemblée nationale, et reviens dans le Territoire de Belfort en s'indignant contre celles-ci ! Qu'il réfléchisse avant de les voter au Parlement ! Pire, il fait croire qu'en allant quémander une exception ministérielle, il est le défenseur... Mais ce n'est quand même pas les socialistes qui ont eu cette idée de supprimer le centre d'appel, et la directrice de l'ARS son grand chef, qui-est-ce ?? Xavier Bertrand lui-même.

Les élus socialistes, eux, avaient réclamé plus que le maintien du centre d'appel, sa réorganisation au niveau de l'Aire urbaine, car le seul avenir crédible pour notre système de soin, c'est de s'organiser à cette échelle. Avec son histoire de centre d'appel maintenu, en vérité, Damien Meslot oublie de dire que la sentence est seulement repoussée.

 

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