Florian Bouquet : le professionnel

Publié le par Les Jeunes Socialistes du Territoire de Belfort

Il s'agit moins du nom d'un film que du qualificatif que l'on peut donner à Florian Bouquet, outsider de Daniel Lanquetin sur le canton de Châtenois (même si nous n'avons pas résister à faire le lien).

 

Pourquoi le professionnel ? Tout simplement parce que le métier de Florian Bouquet a consisté à être l'assistant (ou l'attaché) parlementaire de... Damien Meslot (encore lui, décidémment il est partout... un peu comme un journal d'extrême droite*).

 

Ainsi Florian Bouquet est l'un de ceux qui vivent pour, dans et jamais sans, ni autrement qu'avec... la politique. Si le professionnalisme est une valeur qu'on se doit d'avoir lorsqu'on est expert comptable, boulanger ou ouvrier de maintenance, on oublie que la politique ne peut, ne doit, être professionnalisée.

 

Pourquoi ? Tout simplement parce que le fondement de la démocratie c'est que chaque citoyen puisse devenir un représentant du peuple, un élu. C'est d'ailleurs pour cela que les indemnités d'élus sont faites, pour pallier la baisse de revenu liée à l'activité politique qui, chronophage, limite souvent l'implication personnelle que l'on peut avoir dans son métier.

 

Ainsi, avec des élus professionnels, qui ne baignent que dans la politique, deux risques viennent poindre : d'abord, la création d'une catégorie socio-professionnelle, "les politiques", qui exercent en vase clos, sans rendre de compte, et en total déconnection du quotidien des citoyens ; ensuite, c'est donner à un certain nombre de personnes la possibilité, puisqu'ils ont le pouvoir, d'organiser la fonction politique de façon à ce qu'elle soit de plus en plus difficile d'accès à ceux qui souhaitent s'y impliquer, tout en conservant du temps pour une activité professionnelle. On assiterait ainsi à une confiscation de la politique à une petite "corporation", se cooptant pour accéder aux fonctions de pouvoirs.

 

Ce n'est pas la démocratie que l'on souhaite, et peut-être sera-t-il utile un jour de commencer à poser les fondements d'une nouvelle façon d'exercer la politique, de manière à ce qu'elle soit plus compatible avec la vie quotidienne de la plupart des citoyens, ne serait-ce que des femmes par exemple, et qu'elle ne soit pas réservée qu'à des personnes comme Florian Bouquet, des professionnels...

 

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Le professionnel, ça flingue la démocratie.

 

 

* Allusion à "Je suis partout", journal d'extrême droite français, paru de 1930 à 1944.

 

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