Le débat belfortain sur les « rythmes scolaires »

Publié le par Les Jeunes Socialistes du Territoire de Belfort

Dossier Education (4/5) - MJS90 - juin 2010

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Le Maire de Belfort a souhaité, dès l’année dernière, engager une concertation avec la communauté éducative (enseignants, parents d’élève, etc.) pour le maintien de la semaine de 5 jours (4 jours + mercredi matin). Selon le Maire, il s’agissait de redéfinir l’emploi du temps des élèves en tenant compte d’abord de leurs rythmes. Rappelons que le passage à la semaine de 4 jours à la rentrée 2009, permis par les lois de réformes de l’enseignement primaire, n’était pas obligatoire et que les conseils d’école pouvaient se prononcer pour garder la semaine de 5 jours. Or, tous les conseils d’école de Belfort ont approuvé le passage à 4 jours au cours du printemps 2009.

 

Cependant, les propos du Maire ont été corroborés par le rapport Claus-Roze[1] soulignant que la semaine de 4 jours, et les aménagements qui y sont associés, présentent des inconvénients importants : fatigue des professeurs et des élèves suite à des semaines plus chargées, réduction du temps de dialogue entre enseignants et parents, doutes sur la qualité des temps hebdomadaires de concertation entre enseignants (réunion du vendredi soir), manque de temps évident pour enseigner l’ensemble du programme (140 jours de travail en réalité pour les élèves français sur une année, contre 185 jours pour leurs camarades européens – chiffre OCDE, 2008).

 

Face aux réticences de la communauté éducative et aux forts clivages suscités par sa proposition, le Maire a souhaité élargir le débat autour d’un « projet éducatif local », construit autour de 5 axes : le temps scolaire, les activités périscolaires, la réussite et le soutien scolaire, l’organisation de l’école maternelle et le soutien à la parentalité. Ces groupes de travail doivent produire des propositions pour la rentrée 2010.  Les groupes scolaires concernés par ces ateliers de réflexion sont notamment Hubert-Metzger, La Pépinière, les écoles des Glacis et Rucklin.

 

L’UMP et le Modem s’étaient positionnés contre la proposition du Maire.

 

Retrouvez l'ensemble du dossier Education, en cliquant ici



[1] Inspection générale de l’Education nationale, Inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la Recherche, Troisième note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire, Note n° 2009-072 à l’attention de Monsieur le Ministre de l’Education nationale, juillet 2009

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Publié dans Idées

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